Quelques définitions... pour bien se comprendre !

Activité physique : On entend par "activité physique" tout mouvement produit par les muscles squelettiques, responsable d'une dépense d’énergie supérieure à celle du repos (définition selon l'O.M.S.).
L’activité physique augmente la dépense énergétique du corps, c'est-à-dire le nombre de calories dépensées par unité de temps.
Avoir une activité physique ne nécessite pas de faire un exploit sportif ! Ainsi, marcher plus de 30 minutes par jour est considéré comme avoir une activité physique réelle qui aura des bienfaits sur sa santé.

Sport : Le sport est une forme d’activité physique. Il s’associe à un objectif à atteindre dans une forme ludique, de plaisir, de bien-être. Il pourra aller jusqu’ à une recherche de performance, dans un contexte de compétition. Les notions d’entrainement, d’effort et de répétition seront présentes dans tous les cas.

Sédentarité : La sédentarité est une activité physique faible ou nulle avec une dépense énergétique proche de zéro. Selon l’O.M.S., La sédentarité (manque d'activité physique) est considérée comme le quatrième facteur de risque de décès dans le monde ! On estime par ailleurs qu'elle est la cause principale de 21 à 25% des cancers du sein ou du colon, de 27% des cas de diabète et d'environ 30% des cas de cardiopathie ischémique. Ainsi, la mesure du temps passé devant un écran que ce soit un ordinateur ou une télévision est un très bon indicateur de sédentarité ! Oups...


L’enfant d’aujourd’hui, un être en perte de capacité physique…

En juin 2016, une enquête a été réalisée par l’université Descartes à Paris sur l’activité physique, la sédentarité, et l’impact sur la santé des jeunes.
Depuis une dizaine d’année, il s’avère que les jeunes sont moins nombreux à pratiquer une activité physique régulière. Un enfant sur deux ne bouge pas assez. Cette inactivité augmente avec l’âge et touche plus particulièrement les filles.
Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES, 2016) 34% des enfants de 3 à 10 ans pratiquent une activité physique quotidienne. Ce chiffre diminue a 12% pour les enfants de 11 à 14 ans pratiquant une heure d’activité physique. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.), 11% des filles de 11 ans pratiquent 60 minutes d’activité physique contre 25% des garçons au même âge. A 13 ans, ces taux de pratiques chutent à 9% pour des filles et 16% pour des garçons.
La diminution du temps de pratique d’activité physique des jeunes n’est pas sans risque. Elle se  traduit par une diminution de leurs facultés cardio-respiratoires et une augmentation de l’obésité infantile (notamment).

 

Dans les années 1970, il fallait environ trois minutes aux collégiens et lycéens pour effectuer un 800 mètre... aujourd’hui il leur faut une minute de plus ! Soit environ 4 minutes. "Cela représente une perte de 30% des capacités cardiovasculaires, pour un effort modeste" (selon Jean -François Toussaint, directeur du centre de recherche médicale de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance - Insep).
Le docteur Monunier-Vehier  (présidente de la fédération française de cardiologie) déclare qu’il y a de plus en plus d’hypertension artérielle chez le jeune enfant depuis ces dernières années. Dans les années 2010, un enfant sur trois, âgé de 6 à 9 ans, était obèse ou en surcharge pondérale en Europe (d’après l’O.M.S.). Aujourd’hui, il y a en France près d'un enfant sur cinq qui en sont victimes.

Les causes sont simples : l’activité physique est remplacée par la nounou virtuelle ( tablettes, jeux vidéos et télévision), les trajets maison-école en voiture pour "gagner du temps" et une mauvaise alimentation...
Un bon goûter (fruits, pain, chocolat ou gâteau maison) après une activité physique n’aura pas les même effets que goûter du coca et du Nutella  (qui contient des substances plus addictives que l'héroïne !) derrière un jeux vidéo. Quand à la consommation des "aliments" de Mc Do, d'Allo pizza ou de tout autre plats riches en sucre et en conservateurs, cela ne fera qu'accentuer la perte de vitalité chez l'enfant.

Bienvenue dans le nouveau monde de "Wall-E". Ce film d’animation dénonce les conséquences qui arrivent à un être humain qui passe son temps assis sur un fauteuil-mobile, derrière sa tablette, en mangeant et regardant des publicités. Il occulte toute vie en dehors de sa tablette et il ne ne sait plus marcher…

L’enfant est, aujourd’hui, en dramatique perte de ses capacités physiques alors qu’il est un concentré de forces vitales ! Un enfant en pleine vitalité -je ne parle pas d’un enfant malade- est un enfant qui a besoin de se dépenser physiquement et jusqu'à la saine fatigue, c’est naturel. A l’image d’une voiture neuve, où il est nécessaire de débrider le moteur pour assurer un bon fonctionnement du véhicule, l’enfant a besoin de pousser son système cardio-respiratoire pour développer un bon rythme de vie.
Est-ce pathologique de dire d’un enfant qu’il est hyperactif ? Non, un enfant est un bouillonnement de vie perpétuel et l’activité physique est un moyen de canaliser cette force vitale. C’est ainsi qu’il respire pleinement, que son cœur s’accélère naturellement, qu’il transpire, qu’il se dépense et qu’il se muscle.  

Parents, accompagnants, soignants, la santé des enfants est entre nos mains. Je suis persuadée qu'en étant conscient de sa propre vitalité (selon les 4 hygiènes en naturopathie) ce qui demande des efforts de lucidité et de changement de comportement, l' adulte sera en mesure d'être un modèle pour l'enfant. Ainsi, l'enfant pourra "faire de la vitalité" et exprimer le plein potentiel dont il dispose pour créer son avenir.


Le saviez-vous ? Pourquoi les coureurs de fonds Kenyans font d’excellentes performances en athlétisme, et surtout en endurance ? Depuis leur plus jeune âge, ils se rendent à l’école en courant. Il existe bien un lien direct entre une enfance physiquement active et, à l’âge adulte, la capacité d'avoir une grande résistance à l’effort.


L'activité physique, amie ou ennemie des Français(es) ?

Selon l’O.M.S. pour être en bonne forme physique, il faudrait faire 10 000 pas par jour soit environ 8 km par jour, ce qui correspond environ à 30 minutes de marche et à 30 minutes d’activité physique.
Un Français sur deux est au courant de cette donnée et seulement 26 % des français réalisent les

10 000 pas contre moins de 7 900 pas (en moyenne) depuis 2012 (étude réalisé par l’association Attitude prévention).

 
Ennemis de l'activité physique...


Le temps passé devant l’ordinateur serait la cause majeure de ce phénomène. Remplacer l‘activité physique par l’utilisation excessive de la tablette (en dehors du temps de travail) assis confortablement dans son fauteuil, faire des jeux, commander en ligne, choisir ses prochaines vacances, flirter sur le Net... sont autant de temps non disponible pour se bouger, s'activer.

L’utilisation des transports en commun ou de la voiture pour faire des petits déplacements serait la seconde cause de ces résultats. En effet, le besoin de "gagner du temps" pour aller au travail ou bien pour faire ses courses serait la réponse majeure à cela… Mais il semblerait que le manque de temps soit un joli prétexte pour ne pas faire d’activité physique. Et oui, pris en flagrant délit, puisque les week-end ne favorisent pas pour autant l’activité physique, on enregistre même un différentiel en termes de nombre de pas, entre la semaine et le week-end, qui atteint -8% en 2015 !

 

Peut-être que la cause sous-jacente de ce manque d'activité physique se traduirait par une "flemmingite aiguë" ou une certaine paresse à sortir de son confort ? Après tout, nous vivons dans une société de facilité alors pourquoi chercher à descendre un arrêt de bus plus tôt, faire du vélo pour aller travailler ou encore nager dans une piscine trop chlorée ?

Je pense que la paresse est bien plus dangereuse que tout ce qui est cité ci-dessus. C'est un des sept péché capitaux qui semble être le fléau de notre époque. Tout invite à la facilité et rien incite à la combativité, au courage, au dépassement de soi. La paresse asservie l'individu à son propre confort. N'oublions pas que la sédentarité est responsable de 30 % de maladies cardio-vasculaires et qu'elle est la 4ème cause de décès dans le monde. Mais si la nature divine nous a dotés de plus de 600 muscles, c'est qu'elle n'a aucun doute sur notre capacité physique à agir, construire, entreprendre...Alors que choisir activité physique ou sédentarité ?


Pour en savoir plus sur je vous invite à lire par vous-même l'article par dans le journal "Le Monde" en suivant ce lien.


Pour aller plus loin sur le sujet

Enfants et écrans

"La télévision est-elle néfaste pour les enfants ?"

Une interview de Linda Pagani (québecoise, professeure de psychoéducation).

Découvrez, en moins de 3 minutes une vision globale et réaliste de l'effet de la télévision sur les enfants.


Livres essentiels


En salle ou en Nature ?

C'est du bon sens ! l'activité physique et/ou le sport... sont à pratiquer en plein air. C'est toujours meilleur qu'en salle !
En plein air il y a les éléments clés de la vie (air, humidité, chaleur du soleil, les sons de la Nature ou le silence...) ; en salle il y a l'air conditionné, les écrans, la promiscuité, la radio ou bien des musiques "stimulantes"...
La Naturopathie est la pratique du Bon Sens !


"Le psoas, muscle vital"

de Jo Ann Staugaard-Jones

Pour en savoir plus, cliquer ici

"Le stretching postural"

de Jean-Pierre Moreau

Pour en savoir plus, cliquer ici