Le journal télévisé de 20h : la messe du soir

Un bref silence s'installe. Des faisceaux lasers bleus électrisent l'écran et depuis l'arrière-plan une terre irradie artificiellement. Puis, de la pénombre, jaillit une douche de lumière qui fait apparaître l'officiant… fardé, le regard fixe, la voix cérémonieuse : "Madame, Monsieur, bonsoir. Voici les titres de l'actualité". Des images défilent, telles des bandes annonces, pour illustrer les sujets évoqués par le présentateur ou la présentatrice… La "messe du 20 H" a commencé !

Ce début de journal télévisé est sensiblement le même sur toutes les chaines et dans tous les pays qui diffusent un journal en soirée. En France, le premier journal télévisé a été diffusé le mercredi 29 juin 1949. Voilà plus de soixante années que l'office est donné solennellement chaque soir de la semaine et en week-end.

Pendant environ une demi-heure une sélection d'informations, des reportages scénarisés (mis en scène comme des clips vidéos) se succèdent sans temps de pause pour digérer les informations qui s'enchaînent. Pour chaque sujet des images illustrent les propos de l'officiant présentateur. Le rythme est soutenu et les sujets se suivent sans lien ; alternant entre des faits de société communs (augmentation des prix de l'électricité…) et des drames (un navire s'échoue et plus de vingt personnes décèdent…).
Des journalistes animent parfois des interviews en direct pour donner l'impression de moments de suspens. Tout au long du journal le téléspectateur finit par oublier de respirer…. et même de penser. Il n'y a pas le temps pour cela ! Les nouvelles se succèdent sans pause et, maintenant, sans aucune transition !

Le studio de télévision est l'église, au sein duquel trône un autel, le bureau du présentateur. Le ton employé est plutôt monocorde et se veut "pédagogique". Il explique aux fidèles ce qu'ils doivent penser de l'actualité. Une certaine idée du "bien" et du "mal" se dégage des commentaires du présentateur (comme une "morale").
 
Et si les papes et prêtres du sacro-saint journal télévisé arrêtaient leur show et nous laissaient vivre, penser et voir le monde avec nos propres yeux et notre cœur ? Avons-nous réellement besoin d'une telle mascarade pour percevoir et comprendre le monde dans lequel nous vivons ? Et si la messe cessait définitivement ?... dès ce soir… dès maintenant…

"La télévision ne peut pas expliquer le monde, elle est seulement un instrument émotif qui recycle la misère en spectacle" (Alain de Sédouy)


En 2011, le journal de 20h du week-end (sur TF1) était suivi par près de 6.700.000 téléspectateurs en moyenne. Lors de l'interview de Monsieur Strauss-Kahn ce sont 13.400.000 téléspectateurs (le double !) qui ont assisté à cette "interview" !!

Si ces millions d'individualités se consacraient à dialoguer entre elles, à penser leur vie, à lire, à respirer, à voir des représentations artistiques, à méditer… comment serait la société aujourd'hui ? À coup sûr : métamorphosée !
En effet que gagnons-nous réellement à écouter un homme (que ce soit Mr D. Strauss-Kahn, dans notre exemple, ou un autre) et ce genre d'histoire ? Rien. Définitivement rien ! Cela ne nourrit pas, ne fait pas devenir meilleur, plus clair ou plus inspiré que d'avoir assisté à cette entrevue. En quoi cela va-t-il changer la vie quotidienne ? la vie relationnelle ? la vie intérieure ? l'état de la nature ? Le monde va-t-il réellement se transformer grâce à cette grande messe qu'est le Journal Télévisé ?
Soyons honnête et répondons avec sincérité en prenant de nouvelles dispositions par rapport à sa vie : une vie sans messe télévisuelle ? L'aurore d'une libre pensée revient alors…  

 

Un des b.a-ba de la Naturopathie est de prendre soin de son hygiène nerveuse (détente, sommeil, respiration...). La première précaution est, concrètement, de commencer par éviter de polluer ses pensées d'informations négatives et inutiles ! Réaliser cet effort n'est pas se couper de l'actualité, mais bien sélectionner ce qui nous intéresse réellement (et nous nourrit) de ce qui nous pollue et nous "pessimisme".

 

Marc Le Vacon

Deux livres en référence :
"Un demi-siècle de journal télévisé" de Benoît d'Aiguillon (éditions L'Harmattan) - "TV Lobotomie" de Michel Desmurget (édition Max Milo)


Protéines végétales ou protéines animales... que choisir ?

Ni l'une au détriment de l'autre... mais bien les deux.

Nos cellules sont constituées principalement d'acides aminés qui sont les molécules des protéines. Mais nous avons besoin de protéines comme de lipides, de glucides, de minéraux et aussi de vitamines. Aucune famille ne se substitue à une autre...

C'est bien pour cela qu'elles existent !

Voici un petite liste -non exhaustive- de protéines végétales et animales pour y voir plus clair. Variez les plaisir, amusez-vous !

 

Protéines Végétales :
-les céréales : avoine*, blé*, épeautre*, maïs, millet, orge*, riz complet ou demi-complet, sarrasin, seigle*, kamut*, quinoa


-les légumineuses riches en fibres, vitamines et minéraux : lentilles, pois (cassés, chiches, petits pois), fèves, haricots secs (blanc, rouges, mungo, azukis, soja)


-les algues riches en minéraux, vitamines (spiruline, dulse, nori notamment puis Wakamé, haricots de mer) à consommer fraiches ou en paillette sur les légumes, crudités….


-Tempeh soja fermenté indonésien riche en magnésium et Seitan* (japonais) protéine de blé


-Les graines : sésame, courge, tournesol, lupin et graine germé de luzerne et de radis


-Les amandes...

*contiennent du gluten

Protéines Animales :
- les viandes (blanches, rouges)

 

- les poissons : maquereaux, sardines, thon...

 

- les crustacés : huîtres, crevettes, moules... 

 

- les oeufs (de préférence à la coque)

 

- tous les types de fromages, faisselle...

Privilégiez les fromages de brebis, de chèvre, beaucoup plus digestes que ceux de vache


Véronique Lacauste - Juillet 2016


Pourquoi consulter un Naturopathe ?

5 raisons essentielles

1/ Se débarrasser des maux chroniques
Arthrose, allergies, migraine, problèmes de peau, insomnie, problèmes intestinaux, lombalgies, prise de poids... Autant de maux installés -depuis trop longtemps (!)- dont les différents traitements n’ont jamais donnés de résultat concluant.

2/ (Re-)trouver son tonus général
La vitalité fluctue en fonction des évènements de la vie agissant en premier lieu sur le tonus général puis sur l’immunité, d'où : la fatigue, les baisses de moral, le goût de rien, le doute, le manque de confiance en soi…

3/ Gérer son stress
Le stress n’est pas mauvais en soi ! Bien au contraire puisqu’il s’agit d’un syndrome d’adaptation à une situation. Mais si cette adaptation est mal vécue alors il y aura épuisement, dépression, burn-out...

4/ Trouver son rythme naturel
Les Quatre saisons sont des rythmes à retrouver en soi. C'est vital ! Ces rythmes ont été perdus depuis que la Nature est devenue l’esclave de la société (heure d'été/heure d'hiver, travailler en hiver/se reposer en été, subir la rentrée...).


5/ Créer un projet en pleine forme
Créer un projet, une activité professionnelle, demande d’avoir beaucoup d’énergie pour se confronter à toutes sortes de limites, de difficultés, de peurs... Et, aussi, pour tenir dans la durée.

 

 

Véronique Lacauste - Juin 2016


Qu'est-ce qu'un "naturopathe-vitaliste" ?

De nos jours le mot "philosophie" a perdu tout son sens. Dans les temps antiques le philosophe cherchait à comprendre le monde grâce à sa pensée. Il explorait le sens de la Vie, le rôle de la Nature, la volonté des Dieux… pour comprendre le sens de la vie sur Terre.
"Des mots, des concepts, rien que des idées !" s'exclame le matérialiste moderne qui ne veut pas penser et qui préfère vivre en consommateur pour oublier que sa vie va à vau-l'eau et qu'il erre comme une "âme en peine" sur la Terre.
Et pourtant ! La Naturopathie est une idée avant d'être une méthode… La Naturopathie est une "philosophie-pratique". Elle se nomme le "vitalisme". Le Naturopathe est donc (normalement...) un vitaliste.

Qu'est-ce que le Vitalisme ?
C'est une approche dynamique de l'être humain et de sa santé. Cette force dynamique est celle de la Vie. L'affirmation du vitaliste est simple : le principe de la Vie est celui qui commande et qui est à l'origine de l'existence même de l'être humain. Cela semble théorique ou abstrait ? Et pourtant…

  • Et pourtant… comment expliquer la guérison d'une côte fêlée ou cassée, sans qu'elle soit plâtrée ? D'une plaie qui cicatrisera sans médicament ni acte chirurgical ? Les exemples pourraient se décliner à l'infini. Pourquoi ces exemples (si simples) provoquent-ils tant de railleries voire d'agressivité de la part de scientifiques ou de médecins !? Ont-ils peur de la justesse de ces observations ?
  • Et pourtant encore… la philosophie du vitalisme s'oppose à celle qui tyrannise notre société "moderne" : le matérialisme. Pour l'adepte du matérialisme la vie découle de la matière. Les phénomènes physiques et les réactions chimiques donnent naissance à la vie. Il va même jusqu'à croire que ses pensées sont des sécrétions produites par son cerveau (!).

Dans ce même esprit il adhérera au darwinisme, au microbisme de Pasteur, ou à l'athéisme (par exemple). La philosophie matérialiste génère des comportements qui lui sont spécifiques. Il s'exclamera : "après moi le déluge !"... puisqu'il ne croit qu'à la matière il estime qu'il disparaîtra avec la mort de son corps.

Naissons-nous "vitalistes" ?
"Oui" et "non". "Oui" car nous sommes, au départ, des êtres plutôt "innocents", au plus proche du Ciel et de la Terre-Nature. Mais la réponse est aussi "non" puisque nos habitudes familiales, nos faiblesses ou erreurs vont nous éloigner du vitalisme.

Par le fait de notre éducation, nous sommes tous des matérialistes ! De surcroît nous ignorons, plus ou moins, que nous sommes atteints de "matérialisme". Hors, au regard du vitaliste-naturopathe, le matérialisme conduit à la maladie. Puisque le matérialiste ne croit qu'à la matière il pensera que sa santé physique dépend de la matière, de la chimie, des phénomènes électriques. Il raisonnera alors en consommateur. Il pense que son énergie (pour bouger, travailler, se reproduire…) dépend des aliments qu'il ingère, de l'air qu'il respire, de l'eau qu'il boit… Même en mangeant en grande quantité, ce n'est pas ainsi qu'il aura plus "d'énergie" (c'est même tout le contraire !). Il aura des symptômes de saturation, des sensations de lourdeur, de la somnolence après le repas, le ventre plein, des difficultés de concentration…

De plus le matérialiste pensera que les symptômes qu'il ressent (lorsqu'il tombe malade) sont la maladie ! Il confond la maladie avec les manifestations de celle-ci (fièvre, douleur…). Il arrivera à la conclusion qu'il faut faire disparaître les symptômes… ce qui ne résoudra jamais la cause qui l'a fait choir dans la maladie. Il utilisera les médicaments chimiques et les procédés mécaniques pour arriver à ses fin. Avec ce comportement c'est surtout à sa fin qu'il arrivera !

Le vitaliste sait que la Vie précède à tous les phénomènes corporels, naturels… Il peut l'observer en contemplant la Nature. Les forces vitales y sont omniprésentes. Cette observation donne naissance à une compréhension de la Nature et à un ressenti d'émerveillement, de gratitude pour sa beauté, sa générosité, sa diversité.
C'est avec une telle attitude que le vitaliste avancera dans sa compréhension de l'être humain, de sa physiologie, de ses rythmes, de sa santé… Il percevra que la fatigue, les troubles de l'humeur et/ou du comportement, la maladie sont des indices qui montrent que la force vitale de l'individu a été affaiblie, déséquilibrée, dévoyée. Les causes sont multiples : physiques, émotionnelles, "stress", environnementales, consuméristes, perte du sens de la vie…

À partir de ce constat il cherchera à rétablir la circulation de cette vitalité. Au départ il estimera la vitalité restante en l'être humain puis il déterminera comment la stimuler (par la mise en pratique des hygiènes clefs* et avec l'aide de certaines techniques complémentaires si nécessaire).

Le Naturopathe est un "philo-vitaliste-pratique"
Le naturopathe a comme première responsabilité d'évaluer pour lui-même quelle place occupent les philosophies du matérialisme et du vitalisme dans sa vie ! Sans cela il sera un naturopathe matérialiste croyant travailler pour la vie. Ce serait une grave illusion. Il se déclarerait "naturopathe" tout en désirant vivre dans un confort de vie indécent en terme "vitaliste". Comment entretenir la vie en soi et chez autrui si, par ailleurs, nos habitudes de consommation détruisent intensément cette même vie !?! Oups...
Prendre la voiture là où il est possible de se déplacer en vélo ou en transport en commun, utiliser le téléphone portable alors que sa nocivité est incontestable, croire en des produits miracles (des "patchs miracles") au lieu de soutenir les forces vitales de l'individu. Toutes ces attitudes sont matérialistes et s'opposent au vitalisme et donc à la juste mise en pratique des méthodes de la Naturopathie. C'est une trahison de l'esprit de la Naturopathie.

Le principe du vitalisme doit animer toute la vie du naturopathe ! Sa manière de penser, d'aimer, d'agir… doivent s'imprégner de vitalisme. Sa première -et unique- préoccupation en toute chose doit être la Vie. En quoi ce que je fais, décide, exprime, entreprends… soutien la Vie, ou pas !? Telle est sa question clef et qui lui servira de boussole pour faire ses choix de vie.
Alors le naturopathe pourra aussi, et à juste titre, se déclarer philosophe… dont l'aspiration la plus haute est de connaître, respecter et soutenir la Vie par tous les moyens.

Marc Le Vacon

* Les hygiènes majeures ou clefs sont les hygiènes alimentaire & d'élimination, activité physique, nerveuse.