Burn-Out, guérir c'est possible !

Qui n’a pas connu un jour un ras-le-bol dans son travail, une envie de changer de profession voire peut-être de vie… !?
Heureusement les sorties entre amis, le shopping, la pratique de son sport/loisir préféré, des projets de vacances, de mariage ou d’enfant, remettent le baromètre au beau fixe pour repartir du bon pied… « comme un bon petit soldat ». Et puis, lorsque ces compensations ne sont pas suffisantes pour endormir la souffrance et bien l’on y rajoute des « choses superficielles » comme une sorte de boulimie pour être toujours dans l’action à fond, dans le plein… et brûler (« to burn » en anglais) la vie par les deux bouts !
Pourtant, d’un point de vue extérieur, tout semble aller bien réussite professionnelle, sociale… Presque tous les standards de la société sont cochés.

C’était en février 2011, le 7 de ce mois hivernal, que -comme tous les matins- je me levais vers 6h30 et me préparais pour me rendre à mon cabinet de Podologie, où m’attendait une journée d’environ onze heures… comme d’habitude ! Mais voilà… au moment de partir, une langueur, un énorme vide m’envahit et me paralyse. Elle m’oblige à faire un choix radical en une fraction de seconde : aller au travail ou rester et me recoucher. Ayant une dizaine de patients à voir dans la journée et un carnet de rendez-vous plein sur près de trois semaines, je me devais d’y aller. Cette fois, épaulée par l’aile de mon Ange (!) je me suis recouchée en plongeant dans un long songe salvateur…
L’après-midi je rejoignais quand même mon cabinet, titubant, comme saoule de ma vie, n’ayant aucun maux physiques (d’après l’avis de mes collègues médecins). Je restais dans un « état d’être » inconnu et inexpliqué. Rien de rationnel ne pouvait excuser ce ressenti de vide intense. C’est bien plus tard que j’ai compris le sens du mot « Burn Out ».
Je me suis rendue compte que je travaillais trop et que j’étais littéralement épuisée (et non pas juste fatiguée), à bout de souffle, mon corps physique me lâchait… à 36 ans ! C’est un peu jeune, n’est-ce-pas !? Je réalisais que mon cabinet, ma réussite, ma fierté me permettait d’exprimer une partie de mon être et paradoxalement je m’emprisonnais dedans. J’étais ma profession… avant d’être « Véronique » !

Six mois plus tard, en août 2011, j’ai vendu mon cabinet, quitté la région parisienne, mes proches pour me réfugier en Alsace chez un ami d’abord puis dans un petit appartement dont la luminosité était sa principale caractéristique. Il était proche de la Nature… ouf !
Ne prenant aucun médicament, j’ai trouvé mon ressourcement autour des quatre Hygiènes de la Naturopathie. J’ai appris à les mettre simplement en pratique :
-    Hygiène nerveuse :
J’ai dormi ! J’ai fait comme une cure de sommeil. Je faisais des nuits de 10h et des siestes de 1 à 2h l’après-midi pendant plusieurs mois. Très vite je me suis libérée du téléphone portable préférant les longues ballades en nature, qui me ressourçaient dans le silence, accompagnées de respirations amples et profondes.
-    Hygiène alimentaire :
Reprenant davantage de forces, j’ai pratiqué deux jeûnes de sept jours (en l’espace de quatre mois), éduquant mon corps à manger lentement et à savourer une alimentation équilibrée. J’ai consacré du temps aux repas.
-    Hygiène d’élimination :
Habitant à la frontière avec l'Allemagne, l’univers du sauna et du hammam n’avait plus de secret pour moi. J’y allais régulièrement nettoyer mes cellules encrassées et me détendre.
-    Hygiène corporelle :
J’ai découvert la BioKinésie (gymnastique des organes) stimulant le nettoyage en profondeur des organes émonctoires (voir article). Ce qui soutenait les autres hygiènes en douceur et en fermeté !


Cette convalescence n’aurait jamais pu se faire sans le concours de l’Esprit. Vous savez ? La fameuse « Quête de Soi » qui demande(rait) d’aller voir en profondeur qui l’on est, au-delà du voile des apparences, de son métier, de ses relations… Celle dont l’ultime but est de libérer le Cœur de son geôlier dressé au conformisme, à l’automatisme, à la méfiance, à la petitesse…
Pour cela, des outils précieux m’ont aidé sur ce chemin de découverte de soi :

- une consultation d'Astrologie de connaissance de Soi (non divinatoire !)  allant à l’essentiel

- un jeu « Le nouveau Tarot de l’Individualisation » de Pierre Lassalle, un vrai outil de transformation de soi

- la pratique de la Méditation occidentale permettant de découvrir le potentiel de son cœur spirituel.

Le « Burn out » n’est pas une expression à la mode, une dépression particulière ni une fatalité. Il est le symptôme d’un mal être profond, d’une méconnaissance de soi, d’un étouffement de ses aspirations profondes… Il est une opportunité à saisir : oser opérer les changements que l’on se contente de rêver (quand on rêve encore !). 


Guérir d’un « Burn Out » n’est pas un processus long et fastidieux… C’est une décision courageuse, radicale et immédiate : celle de changer de vie en apprenant à écouter et à suivre (enfin !) les vœux profonds de son Cœur, sa vraie raison de Vivre.


J’ai ainsi découvert et expérimenté que souffrir d’un « Burn Out » (qui signifie « qui brûle, qui se consume à petit feu par et vers l’extérieur ») pouvait trouver son salut dans un « Burn In ». Embraser son cœur de l’intérieur ; cela permet de (re-)créer sa vie, dans un esprit d’offrande. Le Cœur n’est-il pas le (vrai) berceau de l’Amour ? Celui dans lequel brûle un feu créateur ?

La Naturopathie est une alliée précieuse dans ce processus… mais les réponses se trouvent en soi, dans sa quête spirituelle. Alors, au lieu de se retrouver « vite alité », choisissons de vivre en Vitalité !

 

Véronique Lacauste